Salut à
toi, Camarade ou Camarade qui s’ignore, ou même si tu n’es pas camarade du
tout.
Ce site est un site communiste,
et surtout un site de contre-propagande.
Vous vous dîtes peut-être :
Pourquoi un site communiste, en 2009 ? Pourquoi un site communiste en plus
de ceux qui existent déjà, et pourquoi un site fait par une seule
personne ?
Et
bien tout simplement parce que sur la plupart des sites partisans du socialisme
et/ou du communisme, on trouve ce même défaut : ces sites s’adressent
d’emblée à des convaincus, c’est-à-dire qu’une personne non-communiste ou
anticommuniste qui visiterait ces sites, et qui serait solidement imprégnée de
tout le discours anticommuniste habituel (crimes du ‘communisme’, faillite
économique de l’URSS…) aurait peu de raisons de changer d’idées après avoir
consulté ces sites.
En créant mon site, j’ai voulu faire
de sorte que n’importe quelle personne, quelque soit ses opinions politiques en
arrivant sur ce site, puisse au moins mettre en doute le discours
anticommuniste très largement dominant.
Ce site avait déjà été publié
de Septembre 2005 à Février 2008. Après une interruption de quatre mois, je
republie ce site en ayant modifié sa structure et son fonctionnement. Des
lecteurs m’ont fait part de la trop grande longueur des textes. Et en effet,
les textes du site forment, ensemble, un texte de plusieurs centaines de pages.

Si la lecture de cette page vous
inspire les questions suivantes :
-
Comment
peut-on être communiste après la faillite du bloc de l’Est ?
-
Comment
peut-on être communiste après la découverte des crimes politiques systématiques
des régimes « communistes », ayant totalisé des dizaines de millions
de morts ?
-
Que
reprochez-vous enfin de compte au Capitalisme, dans les idées et dans les
faits ?
…alors
vous pourrez trouver vos réponses dans le lien suivant :
FAQ (Foire Aux
Questions) communiste
Présentation de l’auteur :
Qui suis-je?
D’abord, un brin de présentation. Je suis
un communiste non marxiste mais pas antimarxiste, c’est-à-dire que je n’adhère
pas à l’ensemble de la pensée marxiste, mais c’est une pensée que je trouve
respectable (et on ne peut pas l’ignorer si l’on veut être communiste). Je
suis aussi et surtout un communiste non-stalinien et non-maoïste : en
effet, je ne veux surtout pas faire la promo de l’URSS ou de la Chine de Mao,
ni de la plupart des pays de feu le « Bloc de l’Est », car je
considère que ces pays n’ont pas
construit le socialisme, et ce justement en raison de leur caractère
dictatorial. Cependant, il faut éviter la diabolisation de l’Histoire de ces
pays, et constater des réussites: la
victoire de l’URSS sur l’Allemagne nazie, grâce à la planification, sans
laquelle le nazisme aurait régné sur une grande partie du monde; les progrès
sociaux, notamment en termes d’espérance de vie, notamment dans un petit pays
sous blocus nommé Cuba. Il faut aussi dénoncer la catastrophe humanitaire
que fut le démantèlement (« effondrement ») de l’URSS.
Ni marxiste, ni trotskyste…
Je tiens à préciser :
non, je ne me classe pas comme trotskyste, ni même comme anarcho-communiste;
d’ailleurs, dans l’histoire de l’Union soviétique, et de l’Internationale plus
ou moins ‘communiste’, beaucoup de communistes (et oui, j’ai bien dit
« dissidents communistes » dans des pays censés être ‘communistes’)
arrêtés par les staliniens furent déclarés « trotskystes » pour mieux
les criminaliser : ils acceptèrent cette appellation par défi, sans être
des adeptes de Léon.
Ne pas se
laisser enfermer dans l’URSS...
Je
sais que se déclarer « communiste non stalinien » va faire rigoler non
seulement les staliniens mais en plus les anticommunistes chevronnés, car pour
ces deux catégories de gens, il n’y a pas de ‘communisme’ concevable en dehors
du modèle soviétique et stalinien. Et on va certainement me sortir que cela
fait depuis la création de la mouvance trotskyste au moins (donc depuis les
années 20) qu’il y a des gens pour dire que l’URSS n’était pas communiste. Et
bien justement : sans être trotskyste, constatons que cela fait donc près
de 80 ans qu’il y a des gens qui disent la vérité !
Un
site pour combattre la propagande anticommuniste
Il est également fondamental, face au
discours sur les dizaines de millions de morts du « communisme », de rappeler
la réalité du capitalisme, à avoir des crimes massifs et une surmortalité
mondiale dont le bilan se compte en millions de victimes annuelles. Comme
disait un camarade: « Cent millions de morts? Nous sommes loin derrière le
capitalisme ». Ce qui est vrai, hormis le fait que je ne me considère pas,
en tant qu’individu comme en tant que communiste, comme responsable de la mort
de cent millions de personnes.
Les grandes parties du texte du site,
et les réponses à vos questions, sont dans les fichiers suivant :
1. Pourquoi s’opposer au capitalisme (dans les idées) ?
C’est là que tout commence: être
communiste, c’est une réaction au capitalisme, système reposant par définition
sur l’exploitation. Expliquons plus précisément de quoi il s’agit. Mais dans ce
chapitre, on en reste à la critique sur les idées. Le principal (les méfaits
reprochés au capitalisme) sera dans un autre chapitre.
Attention: il s’agit d’un point de
vue non-marxiste. Pour le point de vue marxiste, des liens seront donnés.
(fichier : La critique du
Capitalisme)
2. Qu’est-ce que le Communisme?
Eh bien oui, il faut bien passer par
là! Définir le Communisme est généralement l’étape que sautent les
anticommunistes.… Le communisme n’est pas une invention de Marx; c’est un
mouvement reposant sur une idée simple (la propriété collective), et une grande
multitude de courants; en fait, on ne devrait pas pouvoir parler
« du Communisme », en bien ou mal, mais des communismes.
Le but de ce chapitre n’est pas de
faire un descriptif de tous les courants communistes, mais de présenter une
définition large et mes positions quant à la définition du communisme.
(fichier : ce qu’est le
Communisme)
3. Comment être communiste après les « révélations » sur les
crimes des régimes « communistes » ?
Depuis 1996-1997 avec la parution du
Livre Noir du Communisme, les anticommunistes ont trouvé leur slogan principal:
« Communisme = 100 millions de morts ». Des dizaines de millions de
personnes ont trouvé la mort dans les pays se réclamant du marxisme, peut-être
pas 100 millions, n’en déplaise à S. Courtois. Mais, problème:
« LE Communisme » n’a pas existé. Il y a eu des régimes très
différents entre eux, surtout par le niveau de violence qu’ils pratiquent, ce
qui fait que cumuler le nombre des morts de Staline, Mao (seuls dirigeants à
avoir dépassé les dix millions de victimes), Pol Pot et la dynastie Kim, et
ceux des autres régimes, en oubliant de surcroît toute forme de contexte, n’a
pas de sens. Le régime de Castro est incomparable avec le régime de Pol Pot: le
régime de Lénine, n’en déplaise à Werth/Courtois, n’est pas celui de Staline,
ni celui des successeurs de Staline. Peut-on vraiment parler d’une idéologie
commune à ces régimes, sous prétexte qu’ils appliquent tous l’économie
planifiée? S’agit-il vraiment, dans ces meurtres, d’une logique de
« génocide de classe »? Faut-il oublier l’existence d’adversaires,
tsaristes, fascistes, colonialistes, souvent pires que les
« rouges »? Et si une partie des faits rapportés par les
anticommunistes étaient faux? Bref, beaucoup de questions auxquelles ne répond
pas la littérature anticommuniste.
Ceci est une critique des thèses et
propos du Livre Noir du Communisme; mais il n’y a ici aucun négationnisme ni
apologie des crimes en questions, mais un démontage des mensonges et biais sur
lesquels est basé le Livre Noir.
( L’Anti-Livre
Noir du Communisme)
(fichier
L'Anti-Livre Noir du Communisme - Annexes)
4. Que reprochez-vous vraiment au capitalisme dans les
faits, et qui puisse tenir la
comparaison avec les crimes staliniens-maoïstes?
A travers leur dénonciation des
crimes « communistes », les partisans du capitalisme dressent une image
idyllique d’un système capitaliste qui ne tuerait personne, sauf par accident.
La réalité est bien différente: pour étendre ce système, il a fallu le
colonialisme, l’esclavagisme, et les dizaines de millions de morts qui
l’accompagnèrent. Mais ça ne s’arrête pas là: ce grand système « créateur
de richesses » est en réalité sous-efficace lorsqu’il s’agit d’accroître
l’espérance de vie des peuples les plus démunis, d’où l’existence, facilement
vérifiable, d’une surmortalité mondiale capitaliste dont les capitalistes ne
parlent évidemment jamais.
Il s’agit de la partie la plus
importante du site: la compilation des crimes historiques et actuels
directement imputables au capitalisme en tant que système. Cette critique a
pour ambition d’être plus rigoureuse que la plupart des assertions plus ou
moins poujadistes qu’on peut lire dans les pages gauchistes. Cependant, le
bilan permanent du capitalisme est suffisamment lourd pour que l’on puisse changer la vision que
l’on a ordinairement du capitalisme et de sa « démocratie ».
(fichier Le Site Noir du
Capitalisme)
5. Comment expliquer la fin des économies planifiées du bloc
soviétique?
L’URSS a disparu, les économies
planifiées ont presque toutes disparu, laissant les états en question entrant
dans une récession momentanée mais très dure. En Occident, il est désormais courant
de parler de « l’effondrement » des économies planifiées. La notion
d’effondrement suggère que cette disparition des économies planifiées était
inéluctable. Seulement voilà: la fin des économies planifiées est-elle
réellement d’origine économique? Il ne s’agit pas de nier que les économies
planifiées étaient en stagnation à la fin des années 80, ayant épuisé leurs
possibilités de croissance à coup de gaspillages et pénuries. Ceci dit, comment
expliquer que des économies qui, jusqu’en 1989, étaient en stagnation,
passèrent d’une année sur l’autre (en 1990 et 1991) de la stagnation à la
récession sévère, et ce en même temps, coïncidant avec le début des
« réformes » et de la « transition » engagées par les
gouvernements postsoviétiques issus de 1989 ? Le « sens de
l’Histoire » que l’opinion commune voudrait en tirer est que
« l’économie planifiée ayant fait faillite, ces pays se sont tournés vers
le capitalisme ». C’est en fait l’inverse qui s’est produit dans la
plupart des états : les gouvernements « réformateurs » ont entamé la
transition et ensuite il y a eu effondrement économique.
Plutôt que d’un
« effondrement » (donc « inéluctable »), n’y a-t-il pas eu
plutôt un démantèlement (donc volontaire) des économies planifiées?
(fichier : Les Causes
de l'échec de l'URSS )
6. Un programme communiste
Ce que les autres sites ou groupes
communistes ne font pas: proposer un programme clair et réalisable, quitte à
être imparfait.
Deux projets sont ici exposés: le
premier expose un modèle beaucoup différent de l’économie de marché, baptisé
économie socialiste allocative. Le second, en archive, propose la
collectivisation du capital des entreprises d’un pays comme la France, afin de
passer du capitalisme à la propriété collective.
(fichier Un
Programme Communiste – Introduction)
(fichier Un
Programme Communiste – Programme alloc)
(fichier
Un Programme Communiste – Programme éco marché)
Mail :
diadorecronos@hotmail.com